« Les enfants devraient apprendre à ne pas traiter les animaux comme des divertissements, mais comme des camarades de l’homme. Ils n’ont pas à en avoir peur, ni à les diriger, ni à être cruels vis-à-vis d’eux. Chaque fois que les individus sont méchants envers les bêtes, on peut suspecter chez eux le désir de dominer ou de brutaliser des personnes faibles. S’il y a des animaux - oiseaux, chiens, chats- à la maison, les enfants devraient s’habituer à les considérer comme des êtres vivants souffrant et ressentant les mêmes douleurs que nous et semblables à nous. Une bonne camaraderie avec eux peut être considérée comme une étape préparatoire à la coopération sociale avec les hommes »
Alfred Adler, L’Éducation des enfants, traduit de
l’anglais par D. de Lannoy, préface de Herbert Schaffer, Paris, Payot, 2000, 251 p. –p.165
« L’anthropomorphisme n’est
pas réductible à la seule projection sur le monde animal de qualités et
d’attributs spécifiquement humains, mais est l’indice ou le symptôme discursif
de la reconnaissance de l’ancestralité animale des esquisses de ces attributs
et qualités »
Tort Patrick, Théorie du sacrifice. Sélection sexuelle et
naissance de la morale, Paris,
Belin, 2017, 225 p. – p.43
Baker Kate, Sur la Piste des bêtes sauvages,
illustrations Sam Brewster,
Milan, 2018, 24 p. 14€90
Ce bel ouvrage aux pages
cartonnées parsemés de volets qui s’ouvrent et se ferment invite le lecteur à
découvrir des lieux où s’épanouit encore la vie sauvage : toundra
arctique, désert de Sonora, forêt tropicale amazonienne, savane africaine,
jungle africaine, zones humides espagnoles, côte sauvage des Hébrides, steppe
russe, Himalaya, marais de Bornéo, désert australien, Antarctique. L’ouvrage
est instructif, il est ludique. Les illustrations sont à hauteur des jeunes
enfants et le format très agréable. Si la découverte des animaux est le point
central, la découverte de l’environnement géographique est aussi traitée. Un
beau livre.
Kirchner Florian,
Sauvons
les animaux, illustrations de Rémi Saillard,
Milan, 2018, 32 p. 12€95
Ce documentaire proposé par la
collection Kididoc traite de la
baleine à bosse, de l’abeille, du pangolin, de la tortue luth, du corail, du
kakapos, du phoque moine, et de bien d’autres encore comme le tuit-tuit,
l’orang-outang, le papillon azuré, les écrevisses américaines. Le livre
fourmille d’informations sur des animaux de tous les continents. Il contient
une bande dessinée, un documentaire s’adressant à l’univers de la consommation.
Des pages proposent des éléments de pop-up, des languettes, un jeu, ainsi que
des flaps qui mettent en abyme les renseignements.
Castrillόn
Mélissa, Les Animaux globe-trotteurs, Milan, 2018, 40 p. 15€
C’est un ouvrage très instructif
qui traite, par double-page, de la migration de différents animaux : les
crabes rouges de l’île Christmas, les gnous, les baleines à bosse, les rennes,
les papillons monarques, les éléphants du Mali, les colibris à gorge rubis, les
roussettes paillées africaines, les bouquetins des Alpes, le krill arctique,
les ours blancs, les gorfous sauteurs, les saumons rouges, les sternes
arctiques. L’enfant est invité à s’approprier les informations grâce à un suivi
du doigt du trajet de chaque espèce sur une carte imaginaire représentant le
milieu où vit l’animal. Le livre ne se concentre que sur l’animal. Mais il
permet au lectorat de bien comprendre et la fonction de la migration et ses
modalités. En même temps, les enfants découvrent bien des espèces. Un beau
livre.
Cosanti
Francesca, Le Grand Livre des animaux géants – Le petit livre des animaux
minuscules, Bayard, 2018, 40 p. 16€90
Un livre, petit, petit, petit,
encastré dans un livre, grand, grand, grand ; ça attire, ça attire, ça
attire, forcément.
Le grand présente par double page
un animal, dix-sept exactement : l’éléphant bien sûr, d’Afrique et de mer,
l’autruche et l’anaconda, la girafe et le crocodile, le requin-baleine et le
calmar colossal, l’ours polaire et l’hippopotame, le rhinocéros et l’élan, le
condor des Andes et le gorille, le poisson-lune et le bison américain, la
tortue-luth. Le texte met en avant les caractéristiques du gigantesque
animalier avec d’autres informations instructives.
Le petit nous permet de découvrir
ces animaux si minuscules qu’ils en deviennent invisibles : la musaraigne
étrusque, la mouche drosophile, le ouistiti pygmée, le colibri d’elena, le
hamster de Roborovski, le gecko eulepte d’Europe, la puce d’eau, l’antilope
dik-dik, l’hermine, le néon cardinalis, la grenouille dorée, le micro-caméléon
de Madagascar, la seiche pygmée, la tortue d’Afrique du Sud, l’hippocampe pygmée,
le lémurien souris, et enfin le serpent de la Barbade. Soit dix-sept autres
animaux que nous connaissons moins bien. Les dessins réalistes sont en couleur,
et usent d’avant-plans et de gros plans.
Le plaisir de feuilleter les deux
livres inséparables est évident, on y apprend des choses même si l’éditeur fait
ressortir le coté record des dimensions. L’exception, toutefois, n’est pas que
dans l’immense ; elle est aussi dans le minuscule et cela est nettement un
contre-pied à la représentation ordinaire. Un livre à offrir aux enfants à
partir de cinq ans jusqu’à 10 ans.
Commission lisez jeunesse & Ph. G.